Bilan mitigé du TPIR après 12 ans d’existence

Cinq mois avant la fermeture du TPIR, le Rwanda  minimise les résultats  au regard des fonds en termes de centaines de millions de dollars que les nations unies ont consenti au fonctionnement de tribunal depuis bientôt 12 ans. Aujourd’hui le Rwanda  et le TPIR perçoivent différemment les résultats du tribunal.

 

 

Le tribunal pénal international pour le Rwanda ferme théoriquement  ses portes en décembre 2008  après 12 ans de procès  de 70 personnes accusées d’être des cerveaux du génocide de 1994 au Rwanda.  Au cours de ces 12 années de procès,  74 présumés génocidaires, 35  dossiers ont été clôturés, 32  ont étés condamnés tandis que 5 ont été acquittés.   Les autorités rwandaises ne sont pas satisfaites du bilan de ce tribunal basé à Arusha au nord de la Tanzanie.

 

Selon  le procureur général de la république rwandaise Martin  Ngoga, si des centaines  millions de dollars annuellement alloues tribunal  international pour le Rwanda avaient été affectes a la reconstruction du système judicaire rwandais, les Nations Unies auraient contribué à l’instauration d’une justice  réconciliatrice.

 L’assistant  spécial du greffier du TPIR  Mandiay Niang explique a qui veut l’entendre que  les procédures avant  le début des procès sont  compliquées et très coûteuses. D’abord les  gros  salaires calqués sur le modèle onusien de plus de 1000 employés du TPIR  constituent à eux seuls un budget considérable.

Ensuite   la prise  en charge de  tous les  témoins à charge et à décharge qui viennent de divers  coins du monde qui  nécessite l’utilisation de gros moyens du tribunal.

L’autre point de désaccord entre Kigali et le tribunal concerne l’avenir de TPIR si il ferme théoriquement en décembre 2008. Kigali voudrait que le TPIR  soit  transféré au Rwanda.

 A ce sujet l’Assistant du greffier du TPIR Mandiay Diang a indiqué  que cette  question est dans les mains des nations unies  et que    le tribunal lui-même a déjà exprimé la nécessite d’un délai d’une année supplémentaire pour clôturer  les dossiers en cours.

 Malgré les critiques concernant les contre performances du tribunal  régulièrement formulées par le Rwanda  et les victimes du génocide de 94, l’Assistant du greffier du TPIR donne sa position : l’évidence est que une bonne partie de la classe politique sous le régime de l’ancien président Juvénal Havyarimana a été symboliquement jugée, ce qui démontre que les Nations Unies ont une ferme volonté de combattre l’impunité.

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